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Le problème, ce sont les infrastructures. » Cette analyse du directeur général de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (Seeg, filiale de Veolia), François Ombanda, résume à elle seule le paradoxe africain. Sur les 5 400 milliards de mètres cubes d'eau renouvelable par an que recèle le continent, il n'en consomme que 4 % pour boire, irriguer et produire de l'énergie.
En conséquence, 300 millions d'Africains n'ont toujours pas accès à l'eau potable. Selon Sering Jallow, directeur du département eau et assainissement à la Banque africaine de développement (BAD) - laquelle a investi quelque 700 millions d'euros dans la distribution d'eau entre 2000 et 2010 -, « il faudrait que l'Afrique consacre 15 milliards de dollars par an [11,4 milliards d'euros, NDLR] pour fournir de l'eau potable à l'ensemble de la population. En règle générale, les infrastructures au sud du Sahara sont faibles et ne permettent réellement d'utiliser qu'environ 5 % des ressources en eau disponibles à des fins économiques et sociales, contre 70 % en Afrique du Nord. »