 |
| ©
dr |
|
| |
|
A ces ‘’donneuses de vie’’ qui pratiquent depuis des siècles le «plus beau métier du monde», la Journée dédiée aux sages-femmes devrait apporter au moins la reconnaissance qu’elles méritent, au Gabon, comme dans le reste du monde.
Par des actes concrets, les pouvoirs publics devraient remercier ces femmes, dont le nombre est jugé très insuffisant au Gabon, qui travaillent jour et nuit pour aider la femme à mettre au monde un enfant vivant et devant rester en vie.
Sachant qu’au Gabon, c’est près de 50 000 femmes qui accouchent par an, et que la sage-femme, qui travaille déjà dans des conditions inadéquates, reçoit chaque jour plus de femmes qu’elle ne devrait, les pouvoirs publics auraient tout à gagner à investir dans les ressources humaines de la profession de sage femme et le soutien à son métier, en mettant en place toutes les dispositions nécessaires au bon accomplissement des missions dévolues à la sage-femme.
Il est déplorable pour un pays de 1500 000 habitants de n’avoir que 525 femmes environ qui exercent cette noble profession ; de même qu’il est inacceptable qu’une Journée internationale aussi importante que celle qui est dédiée aux «donneuses de la vie» puisse passer sous silence au Gabon ; alors que le taux de mortalité maternelle et infantile y reste élevé (environ deux cent femmes perdent la vie chaque année et cinquante enfants sur mille meurent à la naissance) !
Manquant souvent de matériel et d’équipement adéquats pour mener à bien leurs tâches, travaillant en sous-effectifs et confrontées chaque jour aux montées d’adrénaline chez les femmes enceintes et au risque de contracter le VIH/SIDA au cours de l’accouchement, les sages-femmes méritent de biens meilleurs égards de la part du public et des autorités.
Seule à monter au front à l’occasion de la Journée internationale des sages-femmes de cette année, la Première Dame du Gabon, à travers un libre propos publié dans la presse, a su interpeller l’opinion sur l’importance du rôle que joue la sage-femme dans l’amélioration de la santé maternelle dans notre pays. Mme Sylvia Bongo Ondimba a souligné que la sage-femme œuvre chaque jour pour accompagner la femme enceinte tout au long de sa grossesse, depuis la confirmation du diagnostic jusqu’à l’accouchement. Elle fait également des prescriptions médicales, a-t-elle ajouté, et effectue les examens nécessaires.
‘’Son activité va également au-delà des gestes techniques, car elle conseille la future mère, lui explique ce qui va se passer, la rassure, répond à ses questions et associe le père à cet important évènement. Après l’accouchement, c’est encore la sage-femme qui s’occupe du nouveau-né, vérifie son état de santé et le prépare à rencontrer celle qui lui a donné la vie. Enfin, elle surveille le rétablissement de la mère, l’encourage et la conseille sur l’allaitement, les soins et l’hygiène du bébé’’, a ajouté la Première Dame du Gabon
Les sages-femmes gabonaises ne sont pas elles-mêmes restées en marge. Comme chaque année, une province du Gabon a été choisie afin d’organiser, par le biais de leur association professionnelle, plusieurs manifestations pour célébrer la Journée internationale. Et pour cette année, c’est la province du Woleu-Ntem qui a été au centre de la célébration.